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Entré "en papeterie-librairie" à 17 ans et demi pour
avoir repris hardiment le magasin de ses
grands-parents (la maison Pesesse), Marc Thomée,
cette incontournable figure de la "vraie" culture
spadoise n'entend pas se borner à une activité
strictement marchande mais a fait de son
officine un lieu de rencontres et d'échanges avec
des ténors du monde littéraire ou de la BD. Pierre
Kroll, Henri Verne (Bob Morane), l'entarteur Noël
Godin, Jean-Luc Fonck, François Schuiten & Benoît
Peeters, Armel Job, Adamek, Xavier Deutsch, les
belles Christine Aventin et Emmanuelle Jowa, Alain
Bertrand, Xavier Hanotte ou même... le ministre
Louis Michel sont ainsi venus, au fil des mois,
éblouir les Spadois. |
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L'idée d'une maison d'édition germa bientôt dans l'esprit de ce dynamique agitateur, afin de faire partager ses coups de cœur déraisonnables. " Galopin"
allait naître, dont la philosophie générale est de
publier des manuscrits que la plupart des éditeurs
refuseraient d'emblée, parce que trop provocants,
trop noirs, trop scato, trop ceci ou trop cela,
quoique "incontextablement" de qualité. "Le
meilleur moyen de reculer les frontières, c'est de
les ignorer", clame haut et clair Marc Thomée,
qui a bien compris avec René Char que "ce qui
vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni
égards ni patience". |
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Tout commença en 2003 avec Envie d'une autre
vie... (une nouvelle de son fiston Loïc),
Ciné Spa (un ouvrage historique de
Vincent Legros), puis la "contre-culture" pointa son
nez par le biais de quelques délires d'André Stas (Le
grand Karmaval, Les Cent Nouvelles pas
neuves, 24 Heures dûment ou encore
Sur les autres mondes, un portfolio de
collages consacrés à l'astronomie), qui furent
bientôt suivis d'ouvrages ravageurs en diable, tels
que Le Mâle moderne (de
Virginie Vanos) ou les Cent Haïkus
nécromantiques (de Théophile de Giraud). Les
deux derniers ? Eh bien, ce n’est personne d'autre
que Franz Bartelt (un étalon de la prestigieuse
écurie Gallimard) qui s'y est collé. La beauté
Maximale (monté à la scène par le Théâtre de
la Grande Oreille de Sedan) et Liaison à la
Sauce, un manuscrit d'une lénifiante
scatologie, que Franz lui-même désigne comme une "étrongeté",
viennent de sortir de presse ! |
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LE GALOPIN, journal impertinent à parution aléatoire
a vu le jour en juin 2005. On y trouve des
galopinades de
Fernando Arrabal, Yak Rivais, Alain Bertrand, Théophile de Giraud, Pierre Kroll, Willem, Alain Dantinne, Jean-Bernard Pouy, Ben Vautier, Phil, Roland Breucker, René Cabodi, Didier de Lannoy, Franz Bartelt, Jean-Bernard Pouy, André Balthazar, François Bourotte, André Stas R. et autres gais lurons du même acabit. |
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On se renseigne dare-dare !
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André STAS, R. |
| Institut
itinérant des petites et moyennes études pataphysiques -
Spa, 06/12/2005 |
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